Forum communautaire à prétention fédératrice pour Tourangeaux.

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    [22/10/11] Arnaud Rebotini + Silver Apples + Arno N'joy @ Temps Machine

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    Perrine~
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    Message par Perrine~ le Jeu 6 Oct - 16:03

    SILVER APPLES + ARNAUD REBOTINI + ARNO N'JOY
    Abonné 10€ / Réduit 12€ / Location 15€ / Plein 18€
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    SILVER APPLES (USA)
    Silver Apples est un groupe souvent cité en référence (vous avez pu le constater en lisant les fascicules du Temps Machine) dès qu’il est question d’histoire autour des musiques curieuses des 40 dernières années. Du shoegaze à l’electronica, du post-rock au psych-drone, du krautrock à la techno, de Spectrum à CAN, d’Aphex Twin à Tortoise, de Devo à Sun Ra, de Stereolab à Kraftwerk, du Velvet Underground à Add N To X, de Pere Ubu aux Sex Pistols, de Suicide à The Oscillation (la liste est infinie), il est toujours question, d’une manière ou d’une autre, de Silver Apples (Danny Taylor et Simeon), une des plus belles énigmes de l’histoire du rock. En seulement deux albums entre 1968 et 1969, le duo new-yorkais inventait le futur des musiques parallèles (le krautrock des années 70, à la dance music undergound en passant par l’indie rock des années 90) pendant que le monde recevait les échos du Summer Of Love et de la folk baba de la côte ouest. Les échos de Silver Apples mirent quant à eux plus de temps à faire le tour du monde, mais ils balisèrent de guirlandes multicolores les chemins de traverse du rock et des musiques électroniques : Silver Apples est aujourd’hui un groupe définitivement culte. Leur musique, faite de mélodies électroniques, de dissonances, de nappes spatiales, de collages, de chants habités et de rythmes aussi groovy que puissants (mixture dont CAN fera la base de toute sa discographie), est aussi surréaliste que jouissive, et surtout ultra-moderne, à l’image de leurs contemporains Os Mutantes au Brésil ou White Noise en Angleterre, deux groupes dont on avait envie de parler ici car la curiosité est un vilain défaut, n’oubliez pas. Après leur mystérieuse disparition en 69, il réapparaissent à la fin des années 90, des inédits refont surface et ils repartiront sur la route, jusqu’au décès de Danny Taylor en 2005. Aujourd’hui seul aux commandes, le chanteur / électronicien Simeon continue de jouer avec son fameux synthé, le «Simeon», constitué (selon les notes de pochette de leur premier album) de «9 audio oscillateurs et 86 potentiomètres... les oscillateurs étant joués avec les mains, les coudes, les genoux et les pieds». C’est avec lui qu’il viendra faire son concert au Temps Machine, et une boîte à rythme pour les parties de Danny : un magnifique bout d’histoire à voir en vrai, et une autre page de l’histoire du synthétiseur qui s’ajoutera à celle que nous offrira Arnaud Rebotini... passer une bonne soirée, s’amuser, danser, voir des gens exceptionnels et en plus apprendre des choses : elle est pas belle la vie ? (FL)

    ARNAUD REBOTINI (Paris, FR)
    On l’a connu sous différents pseudonymes (Aleph, Zend Avesta, Black Strobe), mais c’est en signant enfin de son vrai nom qu’Arnaud Rebotini semble avoir réussi à faire la musique qu’il cherchait depuis 15 ans : son statut de héros du synthé analogique n’est pas une reconnaissance tardive, c’est une véritable naissance. Ses deux derniers albums, ou plutôt les deux «premiers» albums d’Arnaud Rebotini, sont géniaux. D’abord pour la musique, à la fois mélancolique et chaleureuse, synthétique et profondément humaine, très riche et, évidemment, mais là n’est pas l’essentiel, très dansante. Ensuite, pour cette utilisation «religieuse» des synthétiseurs, Dieu sait qu’il faut de l’humilité pour apprivoiser ces bestioles, et parce qu’après 15 ans de carrière, il met enfin tout le monde d’accord, et toujours en faisant ce qui lui plaît, cette fois pour le meilleur. Car Arnaud Rebotini fait en effet partie de ces artistes qui se mettent en permanence en danger, de la race des passionnés et des acharnés. Ancien vendeur chez Rough Trade à Paris, à l’époque bénie des disquaires, avec Jérôme Mestre et Ivan Smagghe (le premier fondera le label Artefact qui sortira les disques d’Aleph et Zend Avesta, et il fondera Black Strobe avec le second), Arnaud se prend, comme tout le monde, la fin des années 90 en pleine figure. Difficile d’être au bon endroit au bon moment quand tout se mélange, quand l’union du hip hop et de la house accouche prématurément de la French Touch et de l’explosion de Mo’Wax, quand la techno, encore assez underground, est draguée par les rockeurs ou l’inverse... Impossible pour un musicien à la culture musicale très large, féru de musique classique, de techno et de death metal, de se fondre dans le moule de l’époque : Rebotini s’en fout, il va tenter des choses. Un album electro-contemporain inclassable sous le nom de Zend Avesta (qui rappelle que Rebotini est passé par le GRM) avec Bashung, Mona Soyoc de Kas Product et Philippe Poirier de Kat Onoma, des maxis electro-indus catalogués electroclash, dix ans de remixes à la pelle pour «finir» par un album body-buildé de Black Strobe en 2007, une tournée très (trop ?) rock et une grosse remise en question quand, en 2008, il s’entoure de ses synthétiseurs et éteint son ordinateur. Encore une façon d’essayer des choses pour cet homme difficile à suivre, mais le résultat est magnifique, évident. Deux albums entièrement réalisés avec les instruments mythiques de la techno (synthés et boîtes à rythmes) et une musique qui arrive avec majesté à relier passé et présent en regardant le futur. Rebotini est enfin en phase avec son époque, et sa techno «vintage» dénonce, autant qu’elle fait danser, le côté éphémère et trop rapide de l’époque, convoque les fantômes du passé pour questionner les limites de la technologie actuelle avec l’expérience et la passion d’un artisan d’art. Une leçon d’histoire qui prend corps sur scène avec ce nouveau live magistral porté par des gigantesques écrans vidéos qui entourent Arnaud et montrent les synthés dont il joue jusque dans leurs moindres détails. Une véritable histoire d’amour de la musique électronique et, surtout, une véritable histoire de partage. Merci Mr Rebotini. (FL)

    ARNO N'JOY dj set (Tours, FR)
    «N’Joy» sur Radio Béton 93.6, tous les jeudis de 19 à 20h.
    Pour cette soirée qui ressemble à une histoire dansante des musiques électroniques, il nous a semblé évident d’inviter le discret Arno N’Joy qui, depuis 20 ans maintenant, nous a fait écouter des milliers d’heures de house sur la bande FM tourangelle avec une passion toujours intacte. Boulimique de musique et amoureux fou de la radio, marqué par les émissions de Dimitri From Paris sur NRJ au début des années 90 et celles de Laurent Garnier (son idole absolue), Arno N’Joy commence son travail de passeur sur Sourire FM et Radio Sud Touraine de 91 à 94, mais c’est sur Radio Antenne Portugaise qu’il inondera la Touraine de house et de techno pendant 10 ans jusqu’en 2004 quand il intègre la grille de Radio Béton (avec toujours cette touche un rien nostalgique de la première moitié des années 90, ses «all time classics» vont en effet de Garnier à LFO, en passant par Inner City, Altern8, Davina, Robert Owens ou Ron Trent). Arno ne s’est pas cantonné à la radio, on l’a vu tour à tour disquaire, organisateur de soirées, programmateur dans des clubs, et bien entendu DJ, impliqué dans la cause de la deep house et de la deep techno, toujours à l’affût des nouveaux sons qu’il aime mettre en parallèle avec les classiques du genre. Le vrai + d’Arno est d’être réellement talentueux derrière un micro et des platines à la radio. Sa façon de parler, naturelle, passionnée, généreuse et chaleureuse a réussi à nous faire apprécier la deep house et la deep techno, des musiques qu’on pensait détester et dont on pensait avoir vite fait le tour... Encore une fois, c’est par la passion que le partage se fait, et si Arno déplore la quantité infinie de musique disponible sur le net qu’il n’aura jamais le temps de pouvoir écouter, on lui répond juste de continuer à faire le tri pour nous et de nous enchanter les oreilles tous les jeudis soirs sur l’antenne de Radio Béton. Et que ça dure encore 20 ans ! (FL)


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    'When I get sad, I stop beeing sad, & be awesome instead. True story.' Barney Stinson - HIMYM. Cool

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